L’appel de sa mère

Une jeune fille joue dans sa chambre. Elle entend sa mère l’appeler de la cuisine, alors elle court jusqu’en bas des escaliers, pour aller voir sa mère. Juste au moment où elle court dans le couloir, la porte du placard sous l’escalier s’ouvre. Une main l’attrape et la tire dans le placard. C’est sa mère. Elle murmure à son enfant « Ne va pas dans la cuisine, je l’ai entendu moi aussi.»

Melissa

Lui

C’était la nuit, il rentrait tard. Comme à son habitude, il but en vain ce fameux verre de vin qui lui tenait chaud, cette fameuse chaleur qu’il avait perdue quand elle était partie. Il mettait cette fameuse musique qui l’avait bercé.
Fatigué, comme chaque soir, à cause de ce putain de travail qui ne lui laissait pas de place pour cette fameuse vie de star dont il avait tant rêvé. Ce putain de travail qui ne laissait pas de place à une vie familiale qu’il s’était efforcé d’oublier. Pour se calmer, il avait sa cigarette, celle-la même qui partageait sa vie depuis désormais quelques années.
N’ayant plus de tant pour lui, pour ses amis, il se soule seul en espérant une nuit de pouvoir oublier sa triste existence. Se rendant compte que des le soleil lever il aurait dû se lever. Il décide de dormir. Dormir un bien simple mot. Mais cette nuit-là n’était pas si banale que ça. Se sentant au bord du gouffre il décida alors de sortir de son armoire cette arme qui avait appartenu à son père, cette arme qu’il avait cachée en pensant que jamais il ne l’aurait touchée. Cette arme qui avait fait tant de morts…
Etait-ce la solution? Fini les pleures, fini le travail, fini la douleur, fini cette fatigue car il savait que la suite n’étais qu’un sommeil éternel.
Les larmes coulèrent délicatement sur le sol en effaçant la poussière qui le recouvre. Le doigt sur la gâchette…

Lorenzo

Une larme

En une larme j’oublie ce que c’est d’être, mais en un regard tu me ramènes à la vie.
Car au fond, chaque larme versée est un péché lavé. Mais aucune larme ne pourra excuser les actes qui ont fait que désormais seul le vide me complète.
L’envie d’exister disparait lors d’un détournement de regard.
L’envie de t’aimer s’intensifie lors d’une caresse.
Car seule ta personne me maintient en vie.

Lorenzo

Une surprise

Fan de vélo que je suis, j’ai toujours rêvé d’en avoir un de qualité. Mais le problème c’est que cela coûte cher, un prix que moi-même je ne pourrais pas payer. Mais pendant les vacances de Pâques je suis resté pendant une semaine tout seul avec mon frère à la maison car mes parents devaient partirent aux Pays-Bas. A leur retour, ils avaient une surprise pour moi. Mon père montre avec son doigt l’arrière du véhicule avec lequel ils ont voyagé. Je me dirige vers l’endroit indiqué, puis je vois un vélo, pas un simple, mais un de qualité comme je voulais: mon Scott Spark 920. J’ai toujours été jaloux de mon frère car lui en avait reçu un il y a maintenant un an. Mais depuis ce jour-là je ne le suis plus.

L’homme inconnu (3)

3
Arrivés chez lui, il n’ouvrit pas la porte. C’était bizarre, ce n’était pas son habitude. Alors on attendit longtemps devant chez lui mais il n’y avait aucun mouvement. A 18h, nous partîmes de chez lui, mais à mi-chemin, on entendit des sirènes de police, plus on s’approchait plus c’était près. Arrivés devant ma maison, nous vîmes que la police était devant chez moi, et que je m’étais fait cambrioler. Le cambrioleur était dans la camionnette de police et je pus le voir. Je croisai son regard, c’était l’homme inconnu chez qui j’allais tous les jours.

Morgane

L’homme inconnu (2)

2
Il me proposa de venir tous les jours chez lui pour prendre un petit encas et aussi discuter un peu de ce village qu’il ne connait pas encore très bien. Je retournai quotidiennement chez lui et c’était pareil à chaque fois, rien ne changeait. Mais un jour, alors que j’allais chez lui, je rencontrai une des mes amies sur le chemin: Maria. Je lui proposai de m’accompagner chez…. Je me rendis compte que je ne lui avais pas demandé son nom. Elle accepta. Sur le chemin, elle me posa plein de questions sur ce mystérieux inconnu. Moi je ne lui répondais pas grand chose, car je n’en savais pas forcément beaucoup plus qu’elle mais je lui disais qu’il était très ouvert d’esprit et qu’il était souriant.

Morgane

L’homme inconnu (1)

1
C’était il y a bien longtemps, dans un petit village appelé le Mont. Ce village n’avait jamais eu de cambriolage ni de meurtre, mais un jour ce ne fut plus le cas. Un nouvel habitant arriva. Il était étrange mais personne ne le connaissait, donc ne pouvait le juger.
Un matin, moi, Bruno, j’allai sonner à sa porte, j’attendis devant la maison au moins dix minutes, mais aucune réponse. Après un quart d’heure, pourtant, il finit par ouvrir. Il me regarda d’un air curieux et me demanda si je voulais entrer. Surpris de rentrer chez lui, j’acceptai un verre de lait et un cookie. Je pourrais vous dire que j’avais peur, mais ce n’était pas le cas car la maison avait l’air propre avec plein de couleurs sur les murs et des meubles en bon état. J’étais loin d’imaginer ce qui allait se passer par la suite.

Ce lit, cette nicotine

Et c’est lorsque ta présence me rend faible, lorsque ton sourire m’envoie aux larmes, lorsque je me rends compte que tes regards ne me sont pas adressés, lorsque la lune me fait face et qu’à mes cotés tu n’es pas, que je dors.
Je tire sur cette couette comme tu a tiré sur mon coeur, lui qui se dégrade peu à peu comme les plumes de ce coussin qui accompagnent chacune de mes souffrances.
Car désormais tu es la nicotine de mes cauchemars, car désormais je m’aveugle dans la fumée de ce lit et c’est la raison pour laquelle je tombe dans un sommeil éternel.

Lorenzo

Tranchées et tasse de thé (4)

Basingstoke, Mardi 10 novembre 1914

Cher Mr Keynes,

Je suis choquée par vos paroles. Ceci est injuste pour la famille du défunt, elle n’y est pour rien dans cette histoire tragique. Il est vrai que le suicide n’est pas une solution mais, je trouve inacceptable de salir la tombe d’un homme qui a servi son pays.

Le docteur Smith suppose que mon père ne passera pas l’hiver. Votre diagnostic était juste, mon père souffre bien d’un cancer des poumons. Le docteur m’a informée qu’il avait entendu parler d’un traitement qui permet d’éliminer les cellules cancéreuses. Je ne suis pas convaincue par ce traitement.

Le fils du docteur, Matthew Smith me courtise, je n’apprécie guère cela, car mon coeur vous appartient. J’essaie de l’éviter au maximum, mais cela est compliqué car il est l’assistant de son père.

Le traitement commence la semaine prochaine, j’espère que le docteur sait ce qu’il fait.

Je pense à vous, Katherine Wilson

Tranchées et tasse de thé (3)

Lille, Samedi 31 octobre 1914

Chère Mlle Wilson,

Voici deux jours que je garde votre lettre dans ma poche, proche de mon coeur. A mon immense regret, votre doux parfum de rose s’atténue peu à peu. Demain matin, mon régiment et moi-même partons pour la Marne récupérer les derniers blessés et les amener à l’église où s’est installée la Croix-Rouge.

Chaque jour, des dizaines soldats partent au front mais peu en reviennent intacts. Je vois tous les jours des blessures qu’on ne peut imaginer. Je ne sais si être médecin est plus lourd à supporter qu’être soldat au front.

Une nuit mon assistant m’a réveillé. En sortant de ma tente, j’ai découvert un Poilu qui a décidé de se libérer de ses souffrances par la mort.

Le lendemain, le Général informe ses soldats que le suicide n’est pas une solution; cet acte est une trahison envers la patrie. Sa famille ne recevra aucune prime. Cette déclaration élève un mouvement de haine envers le soldat. Un des combattants déclare : “Comment peut-il nous lâcher, nous laisser crever ici ?!”

Je suis sans voix face aux réactions des soldats. Il est mort.

J’ai été touché par l’état alarmant de votre père. Je vous promets qu’en rentrant nous ferons, tous ensemble, un lunch au sommet de la montagne Liathach en oubliant toutes ces horreurs.

Votre bien-aimé William Keynes