Surfing Summer 

Un an auparavant, une fille de 17 ans du nom de Summer était arrivée dans une famille de vieux amis de sa mère en Californie. Summer était là-bas pour des raisons bien précises : elle s’était fait renvoyer de deux écoles de New York et sa mère devait partir en Asie pour son travail.  

Summer était une fille qui n’en avait rien à faire de l’école et qui adorait faire du skateboard dans les banlieues de New York. Envoyée en Californie de force par sa mère, elle avait été obligée de s’y habituer et s’était donc liée d’amitié avec Harry un garçon de la famille où elle séjournait.  

Là-bas, il n’y avait pas une personne qui ne savait pas surfer. Harry avait eu un accident de surf pas longtemps auparavant et ça l’avait vraiment marqué mais il était déterminé à pouvoir refaire de surf. Malheureusement, ses parents ne voulaient pas qu’il en refasse. Alors Summer proposa à Harry de convaincre ses parents de le laisser recommencer. En échange, Harry devait lui donner des cours de surf.  

Ainsi, comme convenu, un jour de juillet, Summer et Harry se rendirent sur la plage pour le premier cours de surf de la jeune fille. Il tenait les deux planches alors que Summer portait le pique-nique de midi. 

-Je suis sûr que c’est super facile de surfer de toute façon je fais déjà du skate donc ça devrait être un jeu d’enfant. 

– Tu as vraiment cru que tu étais Bethany Hamilton ou quoi Summer ?  

– Non moi j’ai toujours mes deux bras, bon allez Harry on est venu pour surfer. 

Les deux ados s’élancèrent sur leur planche, et Summer réalisa que ce n’était pas si facile de surfer.  

Quelques jours plus tard, une compétition de surf avait lieu et c’était la seule chance du jeune surfer pour être sponsorisé par une marque et pour pouvoir continuer la compétition. Lors de la compétition, Harry partit de chez lui discrètement et finalement arriva à participer. 

 Sur l’eau le jeune homme sentit qu’il n’était pas dans son assiette et que le stress montait en puissance. Il essaya d’ignorer ce sentiment ainsi que les énormes vagues qui frappait sa planche il avait de la peine à se concentrer sur les vagues. Mais à ce moment il eut un flashback de son accident ce qui le déstabilisa et lui fit perdre son calme. 

Submergé par la panique, il fit une crise d’angoisse et loupa donc les deux plus belles vagues de sa série. Summer arriva car elle ne voulait pas louper ça, mais elle vit Harry totalement déboussolé, il avait peur et ça se voyait dans son regard qu’il était totalement démuni. Elle lui cria :  

– TU PEUX LE FAIRE HARRY !!!  

  Le jeune homme prit son courage à deux mains et arriva à prendre une magnifique vague qui lui fit gagner tout juste les points pour le top trois masculin. En revenant sur la plage Summer s’empressa de courir vers Harry pour le prendre dans ses bras et pour le féliciter de sa performance. Un geste qui créa une petite complicité chez les ados…

Margaux 

Accident de voiture 

C’était la fin de ma sixième année d’école. 

Toutes les personnes de la même année d’école que moi partaient en camp de ski.  

J’étais très nerveuse, mais en même temps enthousiaste car c’était mon premier camp de ski pendant lequel je ne voyais pas mes parents toute une semaine.  

Arrivée dans le chalet où toutes les classes allaient séjourner, nous avions déjà des chambres attitrée.  

Dans ma chambre il y avait six filles, nous étions la plus grande des chambres.  

Malheureusement nous avions la seule chambre sans chauffage, et mon sac de couchage était trop petit. 

Donc la nuit je mourais de froid.  

Je restais en affaires de ski pour dormir et je me blottissais contre mes peluches.  

Les profs nous séparaient en groupes de certains niveaux quand on partait faire du ski, : il y avait novice, moyen, doué et expert.  

Vu que mon père avait été prof de ski., j’ai commencé très jeune et du coup j’étais plutôt forte, donc on m’a mise avec les experts.  

J’ai beaucoup aimé ce camp pour une première fois, j’en garde un bon souvenir, sauf que tout le monde avait attrapé la gastro. Du coup, quand on est arrivé, on était 50. Et quand on est parti, on était plutôt 20. 

De retour à l’école, je suis sortie du bus brusquement car je me réjouissais de revoir ma famille.  

Je me suis jetée dans les bras de ma mère, puis j’ai voulu le faire pour mon père, mais ma mère m’a annoncé qu’il avait un peu de retard, mais qu’il arriverait bientôt. 

Quand j’ai l’ai vu arriver, ma mère m’a dit de courir pour le rejoindre de l’autre côté de la route, alors j’ai couru.  

Je n’ai pas eu le temps de faire deux pas, qu’une voiture m’a percutée de plein fouet.  

Je ne me souviens pas tellement d’avoir vu la voiture me shooter seulement quand je me suis réveillée par terre.  

J’étais sous le choc, je me suis mise à pleurer car je ne sentais pratiquement plus mes jambes. 

Je n’avais pas mal mais j’avais peur.  

Ma mère et ma professeur essayaient de me rassurer mais aussi de me garder éveillée, tandis qu’une autre maman appelait l’ambulance.  

Mon père criait sur le conducteur qui disait qu’il roulait normalement (il roulait à 50 km/h alors que la délimitation était de 30 km/h.) 

Quand l’ambulance est arrivée, ils m’ont directement prise en charge, ils ont pris mes constantes et tout allait bien, j’arrivais pas très bien à marcher mais ils m’ont dit que c’était normal. 

Ensuite la police m’a demandé de raconter tout ce qui s’était passé.  

Je suis rentré chez moi et je me suis endormie, j’ai dormi deux jours de suite puis, je ne mangeais plus, je ne marchais pas, car j’avais d’énormes bleus sur les hanches. 

Je suis restée deux semaines comme ça, puis j’ai repris le cours de ma vie.  

Quand je suis revenue à l’école, mes camarades de classe pensaientque j’étais morte, mais non j’étais bien là, prête à me remettre en selle. 

Margaux

Sous l’eau 

Quand je suis sous l’eau je suis coupée de tout ce qui m’entoure. Je suis uniquement avec moi-même, j’entends mon cœur battre dans mes oreilles, j’observe aussi la diversité sous l’eau : les petits poissons, les algues qui bougent avec le courant. Puis je sors de l’eau pour reprendre mon souffle et là, plus rien ! 

Cette impression d’être seule au monde a totalement disparu. Maintenant j’entends les enfants qui jouent, la houle qui s’écrase sur la plage, le cri des mouettes alors je replonge et mon monde merveilleux réapparait tout ce calme et cette tranquillité sont presque devenus une addiction dont je ne peux me passer.  

Cette sensation sous l’eau est pour moi essentielle, j’ai l’impression qu’elle calme mon âme, tout mon stresse et mes problèmes s’envolent, plus aucune pensée ne me traverse l’esprit, je suis juste une coquille vide.  

C’est alors que je me réveille et me rends compte que tout ça n’est qu’un rêve et que je suis toujours bloquée dans mon lit d’hôpital ne pouvant même pas sortir de ma chambre. 

Cette situation a duré plus d’une semaine car on m’a diagnostiquée diabétique, une maladie qui ne peut pas disparaitre, qu’on appelle auto-immune. 

Margaux