Héraclès II Le lion de Némée

Dans la nuit, Eurystée est réveillé par une silhouette lumineuse. Héra se tient debout devant lui. Il se jette à genoux devant elle. Elle dit: «Eurystée, ton cousin Héraclès va venir te voir bientôt. Tu vas le mettre à ton service, il devra accomplir dix travaux. Je veux qu’il souffre et je veux qu’il meurt.»

Le premier des dix travaux d’Héraclès ordonné par Eurystée était d’abattre le Lion de Némée pour ramener sa peau. C’était un gigantesque fauve de la taille d’un cheval, il était réputé pour être immortel; sa peau résistait à toutes les armes, même les plus affutées.

Héraclès était confiant. Il ne croyait pas aux commérages, n’avait-il pas tué de ses propres mains à l’âge de 16 ans?

Depuis plusieurs jours, il marchait dans la montagne lorsqu’il tomba sur une trace de patte monstrueuse. Elle devait faire au moins la taille d’un bouclier. Il s’accroupit. Quand il releva la tête, il vit au loin la silhouette massive du lion qui se dressait sur un surplomb rocheux, à quelques mètres de lui.

Cette bête monstrueuse était l’enfant d’Echnida, la femme serpent, et d’Orthos, un chien monstrueux. Il était également le frère de l’Hydre de Lerne et de la Truie de Crommyon.

Héraclès s’élança à la poursuite du monstre. Il grimpa le long de la paroi et se retrouva devant une grotte à deux entrées. Il comprit que s’il rentrait par l’une, le monstre sortirait par l’autre et l’attaquerait par derrière. Pour éviter cette éventualité, il boucha l’autre cavité au moyen d’un lourd rocher. Il avança lentement dans la pénombre. Le fauve poussait des hurlements furieux, ses yeux brillaient dans l’obscurité. Le héros sortit son arc et tira. La flèche rebondit sur la peau luisante du lion. Héraclès comprit que la légende était vraie. Soudain, le lion bondit, crocs en avant. Le fils de Zeus fit un bond de côté, évitant de justesse le sort funeste que lui réservait la bête. Héraclès et le fauve commencèrent un danse mortelle, le premier qui ferait un pas de côté scellerait son destin. Le héros parvint à enserrer l’encolure du fauve de ses bras musclés. La bête griffait l’air de ses pattes puissantes, se débattait mais la poigne du fils de Zeus était plus forte. Au bout de quelques minutes, le fauve s’affaissa, vaincu.

Héraclès avait réussi le premier travaux qui lui avait été imposé. Maintenant, il fallait le dépecer pour avoir la fourrure de l’animal, mais comment faire, la peau étant impossible à couper? «Seul le Lion de Némée peut avoir la peau du Lion de Némée», se dit Héraclès. Il brandit une des griffes du fauve et transperça son épiderme. Il parvint à dépecer l’animal et se revêtit de sa toison. Ce serait désormais son armure. Il retourna chez Eurystée, qui terrifié par l’allure de son cousin, se cacha dans une jarre.

Mathilde

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