Tout a commencé…

Tout a commencé il y a deux ans et demi, j’ai commencé à changer, à découvrir mon corps. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu… Il y a deux ans et demi j’ai commencé à fréquenter un garçon de 15 ans et moi j’en avais 12. Au début j’étais naïve, je ne pensais pas que ça se terminerait comme ça… Assez parlé: je vais vous raconter mon histoire. Il y a 4 personnages dont moi, je vais leur donné des prénoms: ma meilleure amie s’appellera Alia, son copain s’appellera Max et mon ex copain, Paul.

Je suis allée dormir chez Alia. Comme elle n’habite pas près de chez moi, chaque week-end j’allais la voir. On est allé manger au Mcdo comme à chaque fois, puis on se confiait l’une à l’autre, on rigolait et on fumait. Nous sommes rentrées vers 22h, puis on s’est posées pour regarder un film. Le lendemain, nous sommes allées voir Max et Paul. Nous étions dans le coin de Max dans sa grange, il a deux canapés au dessus des ânes. Moi je suis restée avec Paul et Alia avec Max. Puis ils ont eu l’idée de séparer les deux canapés avec une grande bâche pour couvrir les tracteurs. J’étais seule avec Paul mais je n’étais pas sereine: ça ne faisait qu’une semaine que je lui parlais. Je ne vais pas entrer dans les détails mais en gros il m’a harcelé sexuellement. J’étais tellement sous le choc que je n’ai rien fait, je n’ai pas bougé et au bout d’un moment je me suis levée et je suis partie en pleurant. Alia est venue vers moi et je lui ai tout expliquer.

Par la suite, je me mutilais, je souriais et je disais aux gens que j’allais bien: mais ça n’allait pas du tout. J’ai gardé ça pour moi pendant un an. Le prof a vu que j’étais pas bien et on a discuté. Il en a parlé à mes parents et je suis allée voir une psy. Ça ne m’a pas vraiment aidé. Maintenant, grâce à mes amis et mon entourage c’est du passé. Je sais que je ne vais jamais oublier mais je n’y pense plus. J’ai encore du mal a être seule avec un homme.

Si vous êtes dans le même cas que moi, je vous conseille de parler a vos proches même si ce n’est pas facile. Moi j’écrivais, pour moi, pour que ma pensée soit tranquille. Faites attention aux personnes que vous fréquentez.

Anonyme

Il était

Il fut un temps tu étais tout, mais plus le temps passait plus tu disparaissais.
C’est fou, la facilité avec laquelle les gens viennent et repartent comme de rien. Mais jamais je n’aurais pensé que ça aurait autant d’impact sur mon futur. En étant assise à côté de toi, te regardant, j’y pensais. Comment quelque chose d’aussi insignifiant auparavant pouvait tellement compter maintenant? Quand j’y repense, il y a un an et demi, tu étais une personne comme les autres. Si on m’avait dit alors tout ce qui allait se passer je n’y aurais pas cru. Si on m’avait dit que l’amour allait se transformer en autant de haine, je n’y aurais pas cru. Mais au jour d’aujourd’hui tout est fini. Parce que tu es parti avec une chose qui m’appartenait, une chose irrécupérable.

Anonyme

La vraie vie

Un jour, quand j’étais petit, avec ma mère on était en Colombie à Cali, là où j’habite. Et un midi alors que je mangeais avec ma mère et mes grands-parents à la maison, on entend tout à coup trois coups de feux: « Pa Pa Pa ». On est sorti tout de suite et au coin de la rue on voyait une foule en rond. Ma mère est allée voir mais elle m’a dit de ne pas venir. Mais à un moment où il y avait un petit trou entre les gens, j’ai vu un mec par terre avec du sang dessus: c’est lui qui s’était pris les coups de feux . J’avais 8 ans je ne comprenais pas trop ce qu’il se passait. Après il me semble qu’un taxi est venu le chercher pour l’amener à l’hôpital et après tout le monde est rentré chez soi. Quelque heures plus tard on voit le père du mec passer en moto devant le quartier et il n’arrêtait pas de crier: « Mi hijo se murio!!!  » Ça veut dire « mon fils est mort » en espagnol. Après plus de nouvelles.

Ceci est une histoire vraie qui m’est arrivée en Colombie quand j’étais petit.

Bryan

L’aveuglement

Il y a des gens qui n’acceptent pas que tu fasses ou que tu décides certaines choses. Alors tu penses: « vas voir ailleurs, tu me soûles, je fais ce que je veux ». Mais en fait, on te protège du danger, mais tu ne le vois pas. C’est que quand tu ne seras pas bien, ou plus là, que tu vas te rendre compte qu’on essayait de te protéger, et de te prévenir du danger.
Mais tu t’en fous de tout, t’as juste envie de vivre ta vie, de faire ce qu’il te plaît, de n’en faire qu’à ta tête.
Mais écoute tes proches, tes amis. Ils qui essaient de t’aider.

Emilie

Red Room

Un jour que je rentrais chez moi avec mes potes. L’un d’entre eux nous a dit qu’il donnerait 100 balles à celui qui irait dans le deep web voir une red room (salle de torture filmée en direct). Mais au début personne ne savait ce que c’était. Et comme des cons on est allé voir. Mauvaise idée. Quand je suis rentré la première chose que j’ai faite ça a été d’allumer mon ordi et d’aller dans le deep web. Ça à l’air simple mais c’est très compliqué. Un conseil n’y aller JAMAIS! Bref j’avais réussi et j’ai trouvé une red room, je l’ai ouverte et j’ ai eu la plus grosse peur de ma vie: j’ai vu un mec masqué qui faisait des trucs tellement horribles que j’en ai pleuré. 20 minutes plus tard, l’homme masqué vient vers la camera et dit: « Le prochain ça sera toi. »

P.s: Ceci est un message pour ceux qui veulent s’aventurer dans le deep web. N’y aller jamais ça peut être très dangereux. L’histoire que vous avez lue, je l’ai inventée mais des trucs comme ça, ça existe. Plein de gens qui s’y aventurent parfois sont kidnappés et il leur arrive plein de choses horribles. C’est triste. Moi, personnellement, je n’y suis jamais allé et ça me va très bien comme ça. Si vous vous aimez et aimez votre famille n’y allez jamais pour la protéger.

Bryan

Mosquito Attack

Le soir je ferme mes volets avec ma lumière éteinte. Dès que mes fenêtres sont fermées: radar anti-moustique activé! L’opération « éradication de moustiques » est en place. Mes premiers tirs de sommation se font avec l’aplatisseur ‘’mon coussin’’. À la fin de cette salve, je me couche dans mon lit. Bien sûr, des survivants reviennent à la charge. Mais ayant prévu cette éventualité, j’active le piège ‘’plante carnivore’’: avec mon duvet je forme deux murs à coté de mes oreilles. Ainsi les plus curieux des moustiques se retrouvent instantanément écrasés. Mais la nuit ne fait que commencer!

Max

Le Redoublement

Cela faisait 2 ans que j’étais avec ma classe et rien n’avait changé, personne n’avait redoublé et l’ambiance de classe était sympa. Notre prof de classe essayait souvent de nous apprendre des branches en dehors de l’écriture de l’Atelier du langage, mais certains s’en fichaient des cours de la prof et parlaient sans arrêt. Mais à la fin de l’année mes notes étant insuffisantes, je pris la décision de redoubler. C’était comme si je me séparais d’une partie de moi-même pour me rattacher à une autre histoire. Mais la chance me sourit. Un vieux copain d’enfance et des amis s’y trouvaient. Je n’eus pas de peine à m’y habituer car tout le monde ainsi que le prof de classe étaient très accueillants. Finalement cette classe est devenue la partie de moi que j’ai lâchée quand j’ai redoublé.

Max

Le début

Il y a toujours un début à tout. T’arrives dans un nouveau monde : l’école. Tu te dis que l’école c’est nul, mais ça t’aide à t’améliorer, à entrer dans le monde du travail. En première année, tu souhaites que l’école se termine, mais en dernière année, t’as peur de ce qui peut se passer après. Ça t’effraye de ne pas avoir d’apprentissage, mais il faut juste t’y prendre à l’avance. Tu te dis sûrement que les profs sont trop sévères ou qu’ils te saoules, mais ils sont là pour t’aider, pour ton avenir, alors respecte-les et écoute-les.
L’école est une source pour tout début.

Emilie

Destruction et Renaissance

Jusqu’à la 9e, tout allait bien… enfin presque. J’avais plein de potes, j’avais de bons résultats, j’étais contente, heureuse. Bref, les mois passaient très bien jusqu’au jour où tout se détruit d’un coup. J’ai perdu une être chère, vraiment importante pour moi… et tout s’est brisé.

Après les vacances d’été, j’ai changé de collège. Le jour de la rentrée, j’étais normale, je ne stressais pas. J’ai mis quelques semaines à bien m’intégrer, enfin je crois. Je me suis fait de bons potes, à qui je peux faire confiance, sur qui je peux m’appuyer, me reposer. Au début de la 10e je voulais retourner dans mon ancienne vie, mon ancienne école, mais je ne voyais pas ce qui était bien pour moi.
A la fin du mois de février, j’étais contente d’être dans cet établissement j’avais enfin vu le côté positif pour moi. Maintenant, j’aime ma classe, les gens qui m’entourent, et j’espère que je vais garder contact avec eux.
Donc rien n’est perdu. Tout peut redémarrer si vite et si bien, que l’on ne comprend pas ce qui se passe.

Ayez confiance en vous et prenez le positif, enlevez le négatif, même si ce n’est pas toujours facile.

Emilie

Quand j’étais petit…

Quand j’étais petit, je jouais avec mon père mais maintenant il n’est plus là.
Quand j’étais petit, je mangeais trop.
Quand j’étais petit, j’avais un vélo.
Quand j’étais petit, je faisais la prière tous les jours.
Quand j’étais petit, je suis allé à la mosquée.
Quand j’étais petit, je jouais avec les gens de mon quartier.
Quand j’étais petit, j’avais un playstation 2 et une vieille télé.
Quand j’étais petit, j’étais un petit roi, j’avais tous que je voulais parce que je comptais sur mon père.

Badal