J’ai froid par tout le corps

25 septembre 2008

On aurait tort de croire que seul le hasard est à l'origine du texte qui suit. Il est certain qu'Alice Fiorini a tiré - de la bibliothèque du fond de la classe - les textes de Jacques Higelin et de Guy des Cars un peu par hasard. Mais la décision de choisir, alternativement dans chacun d'eux, tel ou tel énoncé relevait de sa liberté. Au total un texte étrange dont on doit bel et bien reconnaître qu'Alice en est la co-auteure. (Jean Prod'hom)


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J’ai froid par tout le corps.
Mais comment acquérir cette liberté? Voilà… Je suis devant cette feuille avec toutes ces choses à vous dire, avec l’envie d’être avant tout précis, constructif.
- J’espère que l’avenir vous donnera raison. Dans les casernes on ne vit pas.
Son interlocuteur n’insista pas.
- Je viens d’achever une lettre de couleur pour vous.
Il se fait tard. Il y a deux copains qui jouent de l’harmonica et ça me remue en dedans. J’entends:
- Ecoutez, Vittorio, débrouillez-vous comme vous voulez ça ne me regarde pas mais ne cherchez pas à faire de moi votre complice en cambriolage, ça Non!
Quelle tendresse… La tromperie sur le plus noble des sentiments, l’amour est pour moi le plus abject des vols ! Décidément, mes stylos ne veulent pas que je vous écrive. Le patron de l’hôtel est de Turin, comme moi. J’en avais repéré d’autres de Miles Davis, mais il m’est passé sous le nez. Sans doute estimait-il que sa fille n’avait plus besoin de protection depuis qu’il avait supprimé Cécile Bernard et Tino Ramuschi?
- Ma gosse chérie, je dois te quitter, on me réclame pour une corvée.
- Oh! Je t’aime : cet amour c’est notre histoire, notre force, je vous sens vivre en moi si fort. Je vous couvre de millions de baisers.

Alice Fiorini (8G1)

Jacques Higelin (Lettres d'amour d'un soldat de 20 ans) et Guy des Cars (La Femme-objet)